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Us et Coutumes au Vanuatu

Posted by on 08/10/2014

La vie au Vanuatu est très différente de celle qu’on peut connaître dans nos pays occidentaux. C’est un pays fort en traditions et ils les appliquent toujours. Ils vivent dans des maisons qu’ils construisent toujours eux mêmes avec des bambous et des feuilles de pandanus. Ils sont très croyants (Catholique ou Protestant) mais ils ont aussi des sorciers et ont peur de la magie noire.
Le pays est également très pauvre, beaucoup n’ont pas de travail mais ils ne manquent de rien pour vivre car ils ont quasiment tous les fruits et légumes possible qui poussent sur leur terre et se sont de grands pêcheurs. Comme ils ont suffisamment de nourriture c’est un pays où les gens sont toujours heureux. Il n’y a pas d’impôts ici, pas d’obligation de rendement, pas d’obligation de travailler, à part au champ pour pouvoir manger, du coup ils ont un rythme de vie très tranquille, ils ne connaissent pas le stress, ni la ponctualité d’ailleurs. Bref c’est un pays où il fait bon vivre !

« Merci d’être venu au Vanuatu »

drapeau vanuatuLes gens sont heureux de partager leur culture avec les touristes, ils vont tout faire pour que notre séjour se passe le mieux possible. Ils sont aussi très curieux et adorent parler, ils n’hésitent pas à vous aborder dans la rue pour savoir qui ont est, d’où on vient et si le Vanuatu nous plaît. Mais ce n’est pas seulement ça, le tourisme permet d’améliorer la vie dans les villages. Par exemple, nous sommes restés une semaine dans un village sur la petite île de Rah. Le paiement de notre séjour aura contribué à aider les familles qui n’ont pas assez d’argent à payer la scolarité de leurs enfants. C’est pourquoi à chaque fois que nous parlons avec un Ni-Van celui-ci nous répond : Merci d’être venu au Vanuatu.

Halo !Chanson d'accueil

Au Vanuatu la langue nationale est le bichlamar, mais ils parlent également anglais ou français depuis la colonisation. Pour dire « bonjour » en bichlamar on dit « Halo ». Lorsqu’on croise quelqu’un dans la rue on se dit Halo et parfois certains s’arrêtent pour vous serrer la main et discuter un peu. Mais le plus drôle c’est lorsque l’on marche en pleine forêt et qu’on entend Halo alors qu’on a vu personne, tout simplement parce qu’ils sont cachés par les arbres. Les enfants adorent particulièrement nous dire Halo, ils vont le dire tant qu’ils nous voient en faisant des grands signes de la main. Une fois on se baladait en quad et les enfants nous couraient après pour qu’on leur fasse un « check » de la main en disant Halo !

Les cochons

L’animal le plus précieux au Vanuatu est le cochon car ils vont s’en servir de monnaie d’échange (par exemple 1 femme = 5 cochons) mais aussi parce que leurs dents vont procurer une grande richesse aux propriétaires. Il faut s’occuper d’un cochon au minimum pendant 15 ans pour pouvoir récupérer ses dents, il faut lui donner de la nourriture et des soins, ce n’est donc déjà pas tout le monde qui peut en posséder un. Au bout de 15 ans on peut espérer récupérer de belles dents sur le cochon, si elles forment un cercle parfait (ce qui demande d’isoler le cochon pour ne pas qu’il les abîme) leur valeur est de 50 000 Vatu (environ 500 €). Si elles ne forment qu’un demi cercle elles peuvent quand même valoir dans les 30 000 Vatu (environ 300 €). C’est pourquoi on voit le plus souvent les chefs de villages en posséder et les porter fièrement au tour de leur cou. On retrouve d’ailleurs ces dents comme emblème national un peu partout dans le pays, les billets et le drapeau. Une fois qu’on a récupérer les dents du cochon il ne pourra pas en refaire, on pourra donc le manger…

La Machette

L’outil le plus emblématique du Vanuatu est sans hésiter la machette ! Tout le monde en possède une et dès l’âge de 3 ans les enfants apprennent à s’en servir. Elle leur permet d’avancer dans l’épaisse forêt tropicale mais aussi de couper toutes sortes de choses. Quand on marche de village en village en pleine forêt on croise beaucoup de Ni-Vans, et le plus souvent ils ont tous une machette. Ça fait drôle la première fois, ça fait même un peu peur, mais on comprend vite que c’est surtout un outil de travail, un outil de la vie de tout les jours plutôt qu’une arme. Quoi que nous avons entendu des histoires de conflits se finissant à coup de machette… Le plus improbable pour nous aura était de voir un homme en costard-cravate en pleine forêt avec sa machette à la main, ou encore un enfant qui devait avoir 6 ans en train d’essayer d’ouvrir sa noix de coco avec sa machette !

Le Kava

L’autre emblème du Vanuatu est sans nul doute leur boisson traditionnelle : le kava. Boire le kava est quelque chose de très coutumier, partager un « shell » de kava est un signe d’amitié, il est donc de bon ton d’accepter, au moins le premier ! Pour fabriquer du kava dans sa forme la plus traditionnelle il faut râper sa racine, la mâcher puis la recracher sur une feuille de bananier que l’on va laisser sécher au soleil. Une fois sèche, la pâte obtenue est ensuite filtrée avec un peu d’eau dans un vieux t-shirt puis servie dans une « shell » c’est à dire une demi noix de coco. Avant le kava était réservé aux hommes, mais aujourd’hui de nombreux villages laissent les femmes en boire et dans les villes on peut même trouver des bars à kava ouvert pour tous, où la racine de kava sera broyé dans un hachoir à viande avant de le filtrer. Le kava constitue la plus grosse exportation du Vanuatu qui livre alors le produit en forme de poudre à diluer dans de l’eau. Le kava a un goût de terre, la majorité des gens n’apprécient pas du tout le goût ni l’odeur, c’est pourquoi il faut le boire cul sec en évitant de le sentir avant ! Mais il est beaucoup bu à cause de son effet anesthésiant. En effet, lorsque l’on boit du kava, dès le premier shell on commence à ne plus sentir sa langue ni sa bouche et plus on boit de shell plus l’anesthésiant se répandra dans le corps. En principe il faut boire le kava avant de manger pour pouvoir mieux ressentir les effets. Enfin, le kava assèche la bouche et laisse un goût de terre dans la bouche que l’on a envie de cracher, on entend alors beaucoup de Ni-Vans cracher surtout durant la nuit.

Les horaires

Au Vanuatu ils ne sont pas stressés par les horaires, par exemple un magasin qui est censé ouvrir à 8h le matin il est normal qu’il ouvre une demi heure voir une heure plus tard parfois ! Ce qui est fou c’est que cela s’applique aussi pour les avions mais à l’inverse, c’est à dire qu’il est assez fréquent de voir son avion partir avec une demi heure d’avance. Sachant qu’ici il n’y a pas besoin de s’enregistrer plus d’1 heure à l’avance, il peut être facile de louper son vol. Le pire que nous ayons vu c’était sur l’île de Mota Lava, sur notre billet l’heure d’embarquement était noté à 13h45, mais au bungalow on nous annonce qu’il faut y être en début de matinée car il est fréquent que l’avion arrive entre 10h et 11h et qu’il est déjà arrivé que des touristes loupent leur vol. Avec seulement deux avions par semaine on écoute sagement le conseil et sommes accompagnés pour 10h à l’aéroport. Enfin aéroport est un bien grand mot, car c’est juste un petit bâtiment en dur en plein milieu d’un champ (= la piste d’atterrissage) heureusement à côté il y a une petite maison traditionnelle dans laquelle on peut aller pour patienter, il y quelques tables et chaises et on peut y boire et manger. Nous avons donc attendu notre avion comme ça et effectivement il est arrivé bien en avance puisqu’il était là pour 12h30. Ce qui était drôle aussi c’est que plusieurs personnes était là juste pour voir l’avion et voir s’il y avait des touristes, c’est un peu l’attraction de la journée, les gens viennent tôt le matin et attendent l’avion !

Aéroport Mota Lava

Les transports en commun

Le réseau de transport en commun est très dense dans les grandes villes : Port Vila (la capitale) et Luganville. Le premier jour nous n’avions pas vraiment compris mais en fait c’est très simple. A longueur de journée on voit passer des vans (plus ou moins en bon état) avec une petit « B » rouge sur la plaque d’immatriculation, ça signifie que se sont des bus. Pour les prendre pas besoin d’horaires il suffit de tendre le bras lorsque vous en voyez un passer, de lui dire où vous aller et vous montez ! Le premier à entrer dans le bus est le premier à arriver à destination. C’est une solution très pratique d’autant plus que le bus ne coûte que 150 Vatu pour aller à l’aéroport alors qu’un taxi vous prendra 2000 Vatu à Port Vila. Pour s’éloigner de la ville c’est le même principe sauf que l’on verra le plus souvent des pick up marqués d’un « PT » sur la plaque, c’est à dire Public Transport. A Santo cela ne vous coûtera que 500 Vatu pour aller d’un bout à l’autre de l’île au lieu de 6 000 Vatu avec un transport privé. Et le voyage est beaucoup plus fun puisque vous êtes assis à l’arrière du pick up, les cheveux aux vents, essayant de vous accrocher à ce que vous pouvez car les routes sont souvent chaotiques ! Enfin, il y a énormément de taxis dans les villes et à Luganville ils ont la particularités d’être très petits et d’être très « tunning » ce qui est vraiment très drôle à voir !

La terre

Le plus grand conflit entre les habitants du Vanuatu est causé par la terre. En effet chaque habitant possède une parcelle de terrain, si bien que le moindre petit endroit de chaque île appartient à quelqu’un. Il faut alors demander l’autorisation à chaque fois que vous vous déplacez mais il n’est pas toujours évident de savoir où et à qui demander ! Dans les 2 principales îles : Efate et Santo, si vous restez sur la route principale il n’y a pas de soucis, vous pourrez vous balader tranquillement mais il faudra payer une autorisation pour aller sur la plage ou pour voir les trous bleus. Par contre sur des îles plus petites ou trop touchées par le tourisme comme c’est le cas de Tanna, vous devez vous attendre à payer à tout moment pour chaque endroit où vous allez. C’était assez pénible surtout qu’à Tanna, comme il y a énormément de touristes qui viennent pour voir le volcan, ils n’hésitent pas à vous faire payer très cher à chaque fois. Au Vanuatu il est mal vu de négocier un prix par contre si vous trouvez que ce qu’on vous demande est trop cher (au marché, pour le transport, pour une visite…) il vous suffit de répondre non, de dire que c’est trop cher pour vous et en général ils vous feront une remise d’eux mêmes, mais attention ça ne marche pas à tout les coup !

Le cannibalisme

Les peuples du Vanuatu ont longtemps étaient cannibales. Avant la colonisation ils étaient païens, il y avait une forte place pour la magie dans leurs croyances, pour eux il été donc d’usage de manger leurs ennemis pour pouvoir leur prendre leurs pouvoirs. En devenant catholiques ou protestants, ils ont petit à petit abandonner cette coutume jusqu’à l’interdiction formelle du cannibalisme décrété par l’état il y a un peu plus de 30 ans. Mais, dans un village où nous étions sur l’île de Santo on nous a raconté que certains villages reculés de l’île continuaient cette pratique à la différence près qu’aujourd’hui ils ne tuent pas pour manger, ils ne mangent que ceux qui sont déjà morts…

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire au sujets des coutumes du pays, sachant que chaque îles et que chaque villages de chaque îles possèdent également ses propres coutumes et ses propres règles ainsi que son propre langage. Nous ne saurons alors que trop vous conseiller d’aller découvrir par vous mêmes ces merveilleuses îles.

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